Les pièces de place sont des canons qui équipent les forts ou les citadelles pour leur défense contre les attaques directes ou des sièges.
Mais avant tout, ils sont là pour interdire par leur tir partant du fort où ils se trouvent, le passage de l'ennemiu, lui interdisant l'accès à une ville ou à une région.
Cette pièce de 4 est la reproduction d'un canon du Second Empire, modèle 1858 ; sa portée est de 4000 mètres environ ; son affût de type metallique est de type marine, très souple et bien adapté pour l'emploi dans les forteresses.
L'intérêt de ce matériel est l'abaissement du centre de gravité de la masse totale, assurant une plus grande stabilité lors du tir, ainsi que sa maniabilité à l'intérieur des fortifications, ne demandant qu'un minimum d'aménagements pour son installation.
On retrouvera encore cet ensemble au siège de Paris en 1870. L'affût métallique était déjà employé au XVIIIème siècle, tant sur mer que sur terre, par l'artillerie, permettant en plus de sa solidité, un gain de temps de fabrication.
• Fort
Libéria • 66 500 Villefranche de Conflent • Tél.-
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L'origine
En 1659, le traité des Pyrénées
(suite au mariage de Louis XIV avec la Reine d'Espagne) va définir une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne.
La Catalogne sera coupée en deux. Villefranche fondée en 1092 par le Compte Guillaume Raymond de Cerdagne est une place stratégique, chargée de la défense du Conflent et de la surveillance du passage vers la Cerdagne tout en servant de base pour des opérations en Catalogne.
Une pièce maîtresse dans la surveillance de la vallée de la Têt
Au XVIIe, la position encaissée de Villefranche
posera problème avec l'avènement des canons. En 1678, la paix revenue, Louis XIV décidera de mener à terme le vieux projet d'aménagement d'une grande place en Conflent. Dès 1678, plusieurs ingénieurs dont Chamois et Petit sont envoyés sur place. Ils pensent que la construction d'un fort au dessus de la ville réglerait le problème mais le coût est dispendieux.
A sa deuxième visite en Roussillon (1679) Vauban fera accepter son projet ; ainsi le souhait de Louis XIV de voir doter le Roussillon d'un système défensif invulnérable sera exaucé.